Et si la catastrophe de 1986 n’avait jamais été un accident ?
Quarante ans après l’explosion du réacteur n° 4, Tchernobyl reste une cicatrice ouverte. Un radar géant effacé des cartes. Des hangars verrouillés où l’on entendait des hurlements. Des babouchkas qui boivent encore l’eau des puits. Et, au-dessus de tout cela, un mensonge soviétique qui n’a jamais fini d’être démonté.
Ben Morris construit son thriller comme une partition à deux voix qui relie 1986 et 2022. L’action commence la veille de la catastrophe et se poursuit jusqu’après l’invasion russe de l’Ukraine. Au cœur de son intrigue, l’auteur pose une hypothèse qui fait froid dans le dos : et si quelqu’un, dans le secret de la zone interdite, poursuivait méthodiquement une œuvre inachevée ?
Deux époques, un même monstre
En 1986, Evgeny Melnik, électricien à Prypiat, sent monter l’irréparable au son obsédant du « pic-vert » — pendant que sa fille de six ans dessine sans le savoir l’ange noir qui s’abat sur la ville. En 2022, Jérémie Samson, ancien démineur hanté par Kandahar, débarque en Ukraine en pleine guerre pour retrouver son frère journaliste, disparu dans la zone d’exclusion. Avec Tetiana, biologiste ukrainienne, il exhume un projet nommé Pluto Z — et croise la route d’un fanatique sanguinaire qui prêche dans les ruines de Kopachi.
Le plus dérangeant : une partie de ce que vous lirez existe vraiment
Le radar Duga — le « pic-vert russe » qui martelait les ondes courtes dans les années 1980 — est bien réel. Construit à dix kilomètres de la centrale, il alimente depuis quarante ans les rumeurs les plus folles. Ben Morris part de cette zone d’ombre documentée pour bâtir une fiction d’une cohérence redoutable.
Une nouvelle exclusive de Franck Thilliez en bonus
Le maître français du thriller, dix millions d’exemplaires vendus dans le monde, signe « Mon vrai visage », nouvelle réservée à la version imprimée du roman. Une caution éditoriale rare, et un dialogue entre deux écrivains qui partagent le même goût pour le thriller scientifique nourri de faits réels.
Pour les amateurs de Thilliez, Minier et Chattam
Ben Morris, ancien agent de la paix à la GRC et au Service correctionnel du Canada pendant plus de vingt ans, signe ici son troisième roman après Belleville. L’héritage maudit et Double vie. Histoire de mensonges. Une plume qui marie la rigueur thriller de Thilliez, l’atmosphère glaciale de Bernard Minier et l’audace spéculative de Maxime Chattam.
Un roman engagé au profit des enfants de Tchernobyl
Ben Morris et Franck Thilliez invitent les lecteurs à soutenir Séjour Santé Enfants Tchernobyl (Québec), Les Enfants de Tchernobyl et Enfants de Tchernobyl – Belarus (France). Quarante ans après, les séquelles continuent.
Un lancement avec l’éditeur L’Atelier de Rêves aura lieu le 10 juin à la librairie Raffin.
Ben Morris sera aussi l’auteur invité du Salon du livre de Somzée en Belgique.
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