Michelle Bélanger quitte la direction du Musée des Abénakis

10 février 2016

Entrée en poste en mai 2009, la directrice générale du Musée des Abénakis quittera ses fonctions en avril prochain. Michelle Bélanger mettra le cap sur Sherbrooke, où elle occupera la direction générale du Musée de la nature et des sciences.

La principale intéressée admet partir la tête haute, mais le cœur gros. «C'est très émotif et ça me fait de la peine de quitter ma belle équipe et la communauté. Par contre, pour ma carrière, c'est un défi professionnel que je ne pouvais pas refuser», a mentionné Michelle Bélanger, qui dirigera une équipe d'une quarantaine d'employés dont des directeurs de départements.

Elle se dit fière du travail accompli, d'autant plus que dans les quatre dernières années, le Musée a remporté 11 prix. Mme Bélanger accorde beaucoup de crédit à son équipe. «Je pense que le Musée des Abénakis est sur une belle lancée, et c'est vraiment grâce au travail du conseil d'administration et des employés», a-t-elle tenu à souligner.

La date officielle de son départ n'est pas encore fixée, mais chose certaine, elle sera présente à la 5e édition du cocktail-bénéfice du Musée, qui aura lieu le 24 mars. «Ce sera ma dernière activité, mais c'est l'occasion parfaite pour remercier tout le monde et passer le flambeau», soutient la directrice.

Les membres du conseil d'administration saluent le leadership, la créativité et le style de gestion de Michelle Bélanger. On reconnaît que son travail a permis d’augmenter la fréquentation annuelle du Musée, de renouveler son offre éducative et culturelle et d’assurer la santé financière de l’institution.

Relève

Michelle Bélanger rappelle qu'à son arrivée au Musée des Abénakis, il y a 7 ans, elle avait avisé le conseil d'administration que son souhait était de redonner ce siège, éventuellement, à quelqu'un de la communauté. «Quand je suis arrivée en poste, il y avait beaucoup à faire. Au fil des années, j'ai contribué à redresser la situation financière du musée, on a réussi à bien se positionner dans le milieu, on a trouvé du financement adéquat pour réaliser différents projets, et je suis fière d'avoir consolidé notre équipe de travail.»

Cela dit, son souhait sera exaucé puisque c'est Mathieu O’Bomsawin-Gauthier, directeur général adjoint depuis le mois de décembre, qui assurera la direction de l’institution après son départ. «J'avais identifié Mathieu comme une relève depuis un certain temps. Je pensais avoir un peu plus de temps pour bien le préparer et l'encadrer, mais la vie m'amène ailleurs plus rapidement que prévu», a-t-elle laissé entendre.

Détenteur d’un baccalauréat en administration des affaires, M. O’Bomsawin-Gauthier possède huit ans d’expérience au sein de l’équipe du Musée des Abénakis et est très impliqué dans sa communauté. Il est entre autres l’instigateur de la politique culturelle d’Odanak. De plus, il a collaboré à la refonte du programme éducatif du Musée des Abénakis et, depuis un an, il participe activement à la mise en œuvre de la campagne de dons majeurs du Musée. Le conseil d'administration compte sur son expérience en gestion et coordination de divers projets ainsi que sa connaissance de la culture abénakise.

Implications

Durant ces années, Mme Bélanger s’est grandement impliquée dans le milieu culturel et touristique centricois. Elle avait d'ailleurs été élue à la présidence de Culture Centre-du-Québec, organisme auquel elle siégeait depuis quelques années. La directrice était également administratrice de l'Office de tourisme de Nicolet-Yamaska, en plus d'être impliquée au sein de Tourisme Autochtone Québec. «Je trouve cela dommage de devoir mettre fin à ces associations. Je resterai quand même au conseil d'administration de la Société des musées québécois», indique-t-elle.

Michelle Bélanger a toujours prôné le travail d'équipe et elle compte agir de la même façon dans ses nouvelles fonctions. «Je viens de la Montérégie et quand je suis arrivée ici, je ne connaissais pas le Centre-du-Québec. Je compte m'impliquer tout autant à Sherbrooke et en Estrie, en créant des réseaux de contacts et de nouveaux partenariats», a-t-elle conclu.