Le goût et la confiance d'écrire avec Vendredi Blues

22 avril 2016

Maureen Martineau est une habituée des romans policiers. L’écrivaine est notamment derrière les aventures de Judith Allison, cette inspectrice du Service de police régional de la MRC d'Arthabaska que l’on a pu voir à l’œuvre dans Le Jeu de l’Ogre. Toutefois, elle est sortie de sa zone de confort en bifurquant vers la nouvelle, moins volumineuse qu’un bouquin.

C’est en 2015 qu’elle a eu l’occasion de tester pour la première fois l’écriture d’une nouvelle. Aux côtés d’une dizaine d’autres auteurs, elle a pris part au collectif Crimes à la bibliothèque, paru en septembre dernier aux Éditions Druide.

Aimant l’idée d’un tel recueil, Maureen Martineau a décidé de transporter l’idée en région. Grâce à l’Entente de développement culturel conclue entre la Ville de Victoriaville, le ministère de la Culture et des Communications ainsi que la MRC d’Arthabaska, l’auteure a plongé dans ce projet, qui est devenuVendredi blues.

«J’ai adoré mon expérience. On ne soupçonne pas à quel point la construction d’une histoire est à la portée de tous. C’est évident que le saut vers l’écriture est parfois difficile, mais j’ai prodigué quelques conseils de base. Ça a sécurisé les gens pour se lancer», a-t-elle résumé.

Pour sa confection, l’écrivaine a donné des ateliers dans les différentes bibliothèques de la MRC. Elle s’est également arrêtée au Centre d’éducation des adultes Monseigneur-Côté, ainsi que le Centre de formation André-Morissette de Plessisville.

Huit intéressés se sont glissés dans la peau d’un écrivain et ont participé au projet. Il s’agit de Maryse Bouchard, Marie-Ève Côté, Danielle LeBlanc, Essouma Long, Louise Marquis, Marcelle Paul, Christiane Roy et Lisette Turmel.

Quant à elle, Maureen Martineau a ficelé les textes pour créer l’œuvre collective. Elle a aussi dirigé les apprentis écrivains sur les bases du métier, de la conception des personnages à la trame de fond du récit.

«On a exploré l’arrière-scène de ces lieux publics afin de s’inspirer pour notre intrigue et nos personnages. On a appris beaucoup de choses et certains s’en sont inspirés pour l’écriture de leur nouvelle», a-t-elle fait savoir.

D’ailleurs, c’est à l’endroit même où le crime de ce polar a eu lieu qu’elle a lancé officiellement le livre, imprimé à 200 exemplaires par la maison d’édition La petite barque. Pas moins d’une cinquantaine de personnes ont assisté à la lecture de quelques passages à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot.

Enfin, bien qu’elle ne soit pas en mesure de dire si elle répétera l’aventure, elle espère avoir donné aux auteurs en herbe, avecVendredi blues, le goût et la confiance d’écrire. «Il y a beaucoup de gens qui aimeraient oser, mais ne veulent pas faire le saut. Pour moi, c’est une excellente façon de s’immiscer dans cet univers d’une manière encadrée», a complété celle qui a publié L’activiste, le jour des morts en novembre dernier.

Source : La Nouvelle Union