Diane Descôteaux rayonne une fois de plus sur la scène internationale

17 janvier 2020

La poète Diane Descôteaux se démarque encore à l’étranger en remportant — pour une troisième fois — le prix spécial au Concours de haïku de l’Ambassade du Japon établie au Sénégal.

«Je ne le croyais pas. J’ai crié de joie, car même si c’est la troisième fois que je remporte ce prix, je ne m’y habitue pas. J’ai soumis des haïkus, mais je ne pensais pas gagner encore. C’est quand même un concours ouvert pour des gens venant de partout dans le monde!», lance fébrilement Diane Descôteaux. Le haïku est un petit poème composé de trois lignes. Cette forme d’art a été popularisée par la culture japonaise.

tant de neige blanche

sous les hortensias en fleurs –

sa mémoire flanche

«C’est ce poème qui a été primé au concours. Il est dédié à mon père qui souffrait de pertes de mémoire à la suite de trois petits AVC consécutifs qu’il a subis à l’âge de 90 ans. Il est décédé le 21 mars dernier», explique la Bonconseilloise, qui a également remporté un diplôme d’honneur pour l’ensemble de son œuvre, remis par Unicef.

Deux nouveaux recueils de haïkus

Entre ses mille et un projets, Diane Descôteaux a aussi publié deux nouveaux recueils de poèmes : Le chant du cygne et Brin de paille dans les cheveux.

«Ç’a été un automne très intéressant, mais qui n’était pas de tout repos. Tous mes projets ont déboulé en même temps», fait savoir celle qui lancera aussi un recueil en collaboration avec des enfants immigrants. Elle n’a pas voulu en dévoiler davantage, car ce projet devrait voir le jour dans les prochains mois.

Le chant du cygne est un recueil de poèmes qui manie les références à la nature et aux saisons. Chaque titre de chapitre — qui représente une saison — est écrit en langue abénakise. Diane Descôteaux a ainsi voulu rendre hommage à ses origines.

Dans son deuxième recueil, Brin de paille dans les cheveux, l’autrice renoue avec un style sensuel. «C’est plus ma signature», laisse-t-elle tomber. Elle a choisi d’exprimer les rapports intimes entre l’homme et la femme à travers le plus petit poème du monde, soit le haïku. Selon elle, cette forme se prête à merveille pour saisir des fragments de scènes domestiques, tantôt sensuelles, tantôt érotiques.

Source : Erika Aubin, L'Express