Diane Descôteaux continuer de briller

25 janvier 2016

La poète classique et haïjin bonconseilloise Diane Descôteaux bénéficie une fois de plus d'un rayonnement au-delà des frontières canadiennes. Elle vient notamment d’être publiée dans l’anthologie européenne Introspection, un recueil collectif écrit par des poètes traitant des femmes et de la poésie.

Divisé en neuf volets, le livre retrace des parcours féminins fictifs et réels par l'entremise de poèmes traditionnels et subversifs. Cet ouvrage est une mise en distance de ce que c’est vivre, paraître, penser et écrire en femme. Deux sonnets écrits par Mme Descôteaux s'y retrouvent, à son grand bonheur.

«Ce projet découle d'un autre alors qu'à l'été 2013, trois universitaires de l’association Le Pan poétique des Muses m’ont invitée à soumettre des poèmes érotiques dans le cadre d’un appel à contribution pour une éventuelle revue à paraître en version imprimée. Or, le monde éditorial étant ce qu’il est, c’est-à-dire parfois difficile d’accès et quelquefois capricieux, il arrive que certains promoteurs se retirent en cours de route et que le projet initial soit mis sur la glace ou qu’il tombe carrément à l’eau. Celui-ci s’est scindé en deux me permettant, quel heureux dénouement, d’être publiée deux fois plutôt qu’une, soit dans l'anthologie et, au cours de l’année 2016, dans un ouvrage collectif français à paraître aux Éditions Classique Garnier sous le titre Masque corps langues. Figures érotiques dans la poésie contemporaine où figureront cinq de mes haïkus bilingues (français/espagnol). Situation inquiétante au départ qui s’est transformée en double joie!» partage-t-elle.

Bien que l'auteure prolifique ait collaboré à plusieurs anthologies, florilèges, revues et autres publications, elle avoue qu'elle ne s'habitue jamais à cet honneur qu'on lui fait en lui permettant de partager ses écrits avec le lectorat du monde entier.

«Je ressens un incommensurable plaisir chaque fois que j’apprends que je vais être publiée dans une anthologie. Je m’étonne chaque fois de cette reconnaissance de mes œuvres littéraires au-delà des frontières. Peut-être devrais-je m’en enorgueillir un peu… mais comme je considère que l’écriture poétique, tous genres confondus, est le fruit d’un don qui m’a été octroyé à la naissance, je reste modeste sur cette disposition particulière que j’ai toujours pratiquée en dilettante afin ne pas la perdre», expose-t-elle.

Qui plus est, la poète vient d’apprendre qu’elle sera publiée dans la collection l’Immortel aux éditions JEBCA dans le Rhode Island au cours de l’année 2016, portant ainsi le nombre total de ses œuvres éditées à 13 dont les plus récentes sont disponibles chez Buropro.

Elle figurera également dans l’ouvrage collectif dirigé par l’artiste peintre Mélanie Poirier des éditions mp tresart de Durham-Sud regroupant une quarantaine de poètes.

«N’est-ce pas merveilleux d’être publiée aussi chez nous dans un livre d’art de surcroît?» laisse-t-elle entendre, en précisant que l'ouvrage en question sortira au printemps.

Des reconnaissances qui se multiplient

Au-delà de son implication de longue date dans le milieu littéraire dont on peut rappeler qu’elle fut codirectrice de la revue de poésie Carquois pendant deux ans et, plus récemment, vice-présidente de la Fédération québécoise du loisir littéraire de 2012 à 2015 et administratrice pour Culture Centre-du-Québec en 2014-2015, Diane Descôteaux cumule à ce jour plus de 175 prix littéraires dans la Francophonie d'ici et à l’étranger. En outre, elle a été nommée ambassadrice honorifique pour la culture gratuite de la Fondation Naji Naaman au Liban en 2011 après avoir obtenu le prix à la création littéraire francophone au GalArt 2004 et celui d’Ambassadeur en 2009.

Source : L'Express