Des oiseaux sur le boulevard, signés Indra

15 septembre 2015

À Victoriaville, on pourrait facilement rebaptiser le boulevard Labbé pour le boulevard des oiseaux puisque l'artère arbore maintenant cinq oiseaux, des sculptures réalisées par Surender Kumar Singh (plus familièrement appelé Indra).

La dernière touche a été mise récemment aux sculptures de ce projet qui a permis à l'artiste d'installer cinq œuvres qui représentent des oiseaux qu'on retrouve au réservoir Beaudet (situé à l'extrémité du boulevard).

D'ailleurs, les oiseaux regardent tous en direction du point d'eau qui est une oasis pour plusieurs. Même que les cinq oiseaux représentent quatre espèces qu'on retrouve fréquemment au réservoir : grand héron, cormoran à aigrette, bernache du Canada et canard colvert.

C'est le service de l'environnement de la Ville de Victoriaville qui avait la mission d'aménager le boulevard qui accueille maintenant un terre-plein central. «Nous voulions quelque chose de spécial et avions entendu parler des sculptures réalisées par Indra au Parc Marie-Victorin», explique Serge Cyr. Et le fait qu'Indra travaille avec des matériaux recyclés s'intègre parfaitement dans les visées du Berceau du développement durable.

Pour l'artiste qui habite Notre-Dame-de-Ham, la mission était parfaite pour démontrer son talent, bien qu'on ait déjà vu l'ampleur de son talent avec la réalisation du Visionnaire engagé au sommet du mont Arthabaska.

Les cinq oiseaux trônent donc fièrement dans un aménagement paysager qui les met en valeur, sur ce boulevard où d'un côté sont installées des industries et où de l'autre on retrouve des maisons. «C'est un clin d'œil à la nature», rappelle Indra.

Une démarche inspirée du CFER

Pour Indra, chaque œuvre installée sur le boulevard Labbé a une histoire. «Le lien entre toutes c'est Normand Maurice (le père de la récupération et fondateur du CFER)». En effet, Indra est fortement influencé par la vie et les actions de ce Victoriavillois décédé depuis 10 ans maintenant.

Pour chaque œuvre, il faut compter au moins 125 heures de travail, mais pour l'artiste, c'est le résultat qui est important. «J'ai maintenant dépassé les mathématiques de création. Je mémorise les formes et j'y vais d'instinct», apprécie-t-il. Auparavant, il lui fallait tout mesurer et calculer, mais cette étape est maintenant inutile pour lui grâce à l'expérience et à sa façon de travailler. Mais avant de se lancer, il étudie son sujet, regarde des photos, des dessins anatomiques et des vidéos afin de bien connaître ce qu'il veut transmettre.

Sa façon de créer lui permet maintenant de réaliser cinq sculptures par année, toujours dans un objectif de création et pour réaliser une œuvre ayant du sens pour lui.

Et lorsqu'il voit ses oiseaux s'intégrer dans le paysage de Victoriaville, un bon feeling le chatouille. «J'ai une émotion de pouvoir partager avec les gens à travers les arts et je suis très honoré d'avoir été choisi pour ce projet», apprécie-t-il.

D'autres sculptures

On peut voir les œuvres d'Indra au Parc Marie-Victorin de Kingsey Falls, au sommet du mont Arthabaska, à l'entrée de Notre-Dame-de-Ham, à Saint-Pie-de-Guire et bientôt à Ham-Nord puisqu'il est à préparer une sculpture représentant un cheval qui sera installée au cœur de la municipalité.

Un flamboyant vernissage

Pour ce qui est du Visionnaire engagé, les gens sont invités au sommet du mont Arthabaska le lundi 21 septembre vers 18 h, pour le vernissage. Indra rependra sur la sculpture de la cire et du charbon qui seront ensuite enflammés pour apporter une couche de protection à l'œuvre. La sculpture, au coucher du soleil, sera embrasée (le tout sera supervisé par les pompiers). C'est un vernissage à ne pas manquer.

Source : La Nouvelle Union