Le GRAVE se recycle et devient Atoll art actuel

11 mars 2016

Après plus de trois décennies de créations avant-gardistes, le Grave a décidé de faire peau neuve et de redéfinir sa mission. Le centre de diffusion a dévoilé, vendredi, les fruits de ses cogitations au grand public.

Avec l’aide du consultant Gilles Prince, les membres du conseil d’administration en sont venus à la conclusion de le rebaptiser l’Atoll art actuel. À l’image du récif corallien annulaire des mers chaudes, plusieurs raisons ont poussé ses membres vers cette appellation.

Terme bilingue, l’atoll correspond à l’ouverture d’esprit et de reconnaissance recherchées par le centre. Il rappelle également la situation géographique particulière de l’organisme, au milieu de plusieurs rues et ruelles en plein cœur du centre-ville, tout en étant reculé.

«Le nom est aussi court, symbolique efficace et offre des possibilités graphiques intéressantes. Nous souhaitons démontrer notre unicité et l’atoll est très fort en ce sens», a soulevé le président du conseil d’administration, Martin Savoie.

Même vocation

L’idée de repositionner l’organisme n’est pas née d’hier. Depuis 2009, le directeur général Jocelyn Fiset avait déjà réfléchi à cette question. Lorsque l’automne 2014 est arrivé et que les travaux de l’édifice de la rue des Forges ont eu lieu, le moment était venu de passer de la parole aux actes.

Même si la mission a changé, elle ne fait toutefois pas déshonneur à son passé. «Nous allons poursuivre dans cette lignée, mais nous avons changé de niveau. Le mot recyclage était devenu lourd et son utilisation laborieuse. Sans dénaturer nos origines, il s’agit simplement d’un nouveau départ, d’une régénération», a laissé entendre M. Savoie.

Un lieu de recherche et de développement

Par définition, l’Atoll art actuel est un centre d’artistes autogéré dont l’orientation artistique s’articule autour de trois axes complémentaires : l’art visuel, l’art sonore et l’interdisciplinarité.

Ce dernier axe sera souvent mis de l’avant dans les nouvelles fonctions du centre, puisque ses membres désirent entretenir, entre autres, une étroite collaboration avec le milieu universitaire. Les artistes émergents, en grande majorité, sortent maintenant des universités.

«Nous désirons être un lieu de recherche et de développement pour eux, a fait savoir Martin Savoie. Les universités sont dorénavant des lieux de pointe dans ces domaines et nous désirons, notamment, être leur incubateur.»

Le président du conseil d’administration a souligné qu’une belle collaboration s’était tissée entre l’Atoll et l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il estime que cette alliance novatrice pourrait ouvrir des portes non seulement au national, mais également à l’international, tout en apportant des bénéfices à la Ville de Victoriaville.

Source : La Nouvelle Union