La Fondation Grantham pour l'art et l'environnement annonce les lauréats de son appel à projets 2022

18 novembre 2021

La Fondation Grantham pour l’art et l’environnement est heureuse d’annoncer deux lauréates ex aequo en recherche et un duo d’artistes-chercheurs en création dans le cadre de son appel à projets 2022.

Plus de 100 artistes et chercheurs ont présenté un dossier. Plus de 45 % de ces candidatures venaient de l’extérieur du Canada.   

Les récipiendaires des prix de la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement pour l’année 2022 sont Heather Davis et Estelle Zhong Mengual pour le volet recherche et le duo Gisèle Trudel et Stéphane Claude (Ælab) pour le volet création.

Canadienne, Heather Davis est professeure au Eugene Lang College of Liberal Arts de la New School à New York. En tant que chercheure interdisciplinaire travaillant à l’intersection des humanités environnementales, des études médiatiques et de la culture visuelle, Davis s’intéresse depuis plusieurs années à la façon dont la saturation des combustibles fossiles façonne la culture contemporaine. La résidence à la Fondation Grantham lui permettra d’entreprendre un nouveau livre intitulé Petro-Time

Estelle Zhong Mengual est titulaire de la chaire Habiter le paysage. L’art à la rencontre du vivant à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle considère l’histoire environnementale de l’art comme une contre-histoire, une articulation possible entre arts visuels et questions environnementales pour transformer notre rapport, et plus précisément notre sensibilité, au monde vivant. À l’occasion de sa résidence à la Fondation Grantham, Zhong Mengual approfondira ce point de vue dans le but d’écrire et de publier un nouvel ouvrage accessible à un public élargi.

Gisèle Trudel est artiste, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada MÉDIANE en arts, écotechnologies de pratique et changements climatiques. Stéphane Claude est ingénieur du son, compositeur et chercheur responsable du secteur audio au centre d’artistes Oboro. Deux questions générales sous-tendent leur démarche et le travail qu’ils présenteront à la Fondation. Comment la recherche-création peut-elle susciter des collaborations entre arts, sciences et communautés pour mettre en place une écotechnologie de pratiques émergeant dans un contexte de changements climatiques? Comment les données scientifiques des sols et des forêts peuvent-elles être expérimentées par l’intermédiaire d’installations artistiques immersives in situ?

Les chercheuses reçoivent chacune une bourse de 5 000$ assortie d’une résidence d’un mois à la Fondation. Le duo d’artistes reçoit une bourse de 10 000$ assortie également d’une résidence d’un mois à la Fondation.  

Piloté par Johanne Lamoureux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Muséologie citoyenne, le jury d’attribution des bourses réunissait les expertises de Sophie Bélair-Clément, artiste et professeure à l’Université du Québec en Outaouais, Jean-François Bélisle, directeur et conservateur en chef du Musée d’art de Joliette, Suzanne Paquet, directrice du Département d’histoire de l’art et d’études photographiques de l’Université de Montréal et Bénédicte Ramade, critique, chercheure et commissaire indépendante spécialiste des enjeux de l’Anthropocène.

La Fondation Grantham pour l’art et l’environnement a une double mission. D’une part, elle appuie les productions artistiques et la recherche sur l’art qui se mesurent aux défis environnementaux à l’ère de l’Anthropocène. D’autre part, elle veille à la promotion et à la diffusion de ces activités, notamment auprès des jeunes en milieu scolaire. Tout en portant une attention privilégiée au contexte québécois, la mission de la Fondation s’inscrit dans la rencontre des cultures à l’échelle nationale et internationale. Les quatre programmes en création, recherche, diffusion et éducation concrétisent la mission de la Fondation.

Sur la photo : Estelle Zhong Mengual pour le volet recherche