Humains et animaux vus par Jay Muir

4 janvier 2016

Tout le mois de janvier, Jay Muir expose ses oeuvres sur les murs du café Farniente de Victoriaville.

Pour cette exposition, l'artiste a choisi une quinzaine de peintures récentes qui représentent des gens ou des animaux. Pour lui, l'important dans son art est de peindre l'individualité et le regard profond de ses sujets.

Originaire de la Colombie-Britannique, mais vivant au Québec depuis 2009 et installé à Tingwick, Jay a trouvé dans la région une terre d'accueil qui répond à ses besoins. À Tingwick, il cultive un grand potager et rêve à l'autosuffisance alimentaire. Il occupe aussi un emploi à temps complet dans une boulangerie et l'art occupe le reste de son horaire.

On a déjà pu voir le travail de Jay en 2013 au cégep de Victoriaville lors d'une exposition collective. À ce moment, il avait exposé une peinture représentant un singe bonobo qui avait beaucoup impressionné. À l'époque, Jay était Julie. Aujourd'hui, il porte le nom de Jay et s'assume en tant que transgenre. Dans son art, il souhaite toujours avancer.

Il peint à l'acrylique et avec une spatule. Celle-ci lui permet d'être toujours inconfortable, un prérequis important afin de faire de l'art, selon ce qu'il croit. «Je n'aime pas toujours le résultat que ça donne, mais la spatule me pousse toujours à aller plus loin», apprécie-t-il.

Ses toiles sont figuratives, mais l'artiste pousse la texture en multipliant les couches d'acrylique et en utilisant sans ménagement les couleurs vives. La progression de son style et de ses techniques se font lentement, mais sûrement, selon le rythme des efforts qu'il peut y mettre.

Si l'art est important dans la vie de Jay, l'écologie l'est tout autant. C'est pourquoi il aimerait bien trouver un médium plus environnemental que l'acrylique sans toutefois sacrifier la vivacité des couleurs. Cela lui permettrait de respecter ses valeurs fondamentales… Déjà, il utilise comme support du bois récupéré plutôt que les canevas qu'on peut acheter en magasin.

C'est la première fois que l'artiste expose au café Farniente. Il a déjà vu plusieurs expositions dans ce lieu qu'il apprécie et profite d'une annulation pour installer son travail.

Il choisit des sujets qui l'inspirent. Il vise la justice sociale, le droit des animaux et l'environnement. Il peint souvent des femmes espérant qu'elles soient regardées comme des personnes et non des objets. Même chose pour les animaux. «Il est important de conserver les habitats des animaux. Leur situation m'affecte beaucoup.» Pour trouver ses sujets, il consulte beaucoup Flickr, mais ne manque pas de demander la permission pour reproduire les photos lorsque nécessaire.

L'art est une partie importante de sa vie et il tente d'avoir la discipline nécessaire pour atteindre son but et vivre de sa peinture.

On peut voir une partie de ses œuvres sur flickr.com/veganseeds.

Source : La Nouvelle Union