Un tournant pour la Maison des arts Desjardins

18 septembre 2017

Après avoir festoyé comme il se doit pour son 50e anniversaire, la Maison des arts Desjardins doit désormais se tourner les yeux vers l'avenir.
La directrice générale de la Maison des arts, Marie-Pierre Simoneau, décrit le week-end des festivités entourant le cinquantième comme étant impeccable. «On voulait faire découvrir la Maison des arts sans faire de portes ouvertes mais en la faisant exploser de couleurs. On a travaillé fort, et je suis très fière de ce qui a été accompli.»
Les objectifs que l'équipe s'était fixés au tout début des démarches, comme créer un événement intergénérationnel et dynamique, ont été respectés. «Nous voulions miser sur les talents locaux et intégrer les organismes résidents comme Mackinaw, entre autres. Ça a été réussi! Mickaël Gouin et Léane Labrèche-Dor ont vraiment répondu aux attentes avec Champagne, pogos et tuxedo, expose la directrice, en précisant que c'est la première fois qu'un tel spectacle est organisé à la Maison des arts.
D'après elle, cet anniversaire a jeté les bases pour le futur. «Des gens qui n'ont jamais passé les portes de la Maison des arts étaient présents samedi. Ça amène un rayonnement qu'il n'y a pas eu depuis un petit bout de temps. Je pense qu'il y a des gens qui ne nous regarderons plus de la même façon.»
Le défi des diffuseurs
Selon Marie-Pierre Simoneau, le principal défi qui attend la Maison des arts Desjardins (comme tous les diffuseurs) est celui de renouveler la clientèle, et de la fidéliser autant que possible. «Les jeunes adultes, par exemple, sont une clientèle volage et qui a moins d'argent que les personnes plus âgées. Ils sont passionnés et vont investir de l'argent dans des choses qui les passionnent. Nous devons leur proposer des choses qui vont vraiment les allumer», explique la directrice. L'administration a aussi les jeunes enfants et les adolescents dans la mire. «Il faut mettre les bouchées doubles et initier les jeunes très tôt, dans l'espoir de bâtir une clientèle poussée vers la culture.»

Source : L'Express