Un livre sur l'histoire réelle et fabuleuse du Centre-du-Québec

10 juin 2016

L'élaboration de l'anthologie Contes, légendes et récits du Centre-du-Québec aura permis à l'écrivain Jean-Pierre April de parcourir la région et de découvrir des auteurs passionnants, d'hier à aujourd'hui, qui savent raconter à leur manière la vie des gens d'ici.

Ce livre est le 18e de la collection publiée aux Éditions Trois-Pistoles. Le Centricois Jean-Pierre April (ancien de Saint-Norbert-d'Arthabaska) a donc joué les détectives, partant à zéro afin de dénicher des histoires, des textes racontant la région sous différentes facettes. «J'ai trouvé une piste ici, une autre là, notamment avec les sociétés d'histoire. Un gros travail qui a donné un résultat étonnant», note-t-il. D'ailleurs, Jean-Pierre April est très heureux que l'éditeur, Victor-Lévis Beaulieu, ait conservé tous les textes qu'il avait proposés.

En plus, comme il le dit lui-même, le livre regroupe des auteurs «valables» d'hier et d'aujourd'hui qui ont aussi un lien avec la région. «Il permet de voir nos caractéristiques», ajoute April. Que ce soit du côté de la langue ou encore des nationalités qui sont passées par le Centre-du-Québec, l'histoire est riche et mérite, selon lui, d'être racontée.

L'anthologie est divisée en quatre thèmes : «Aux aurores», «Les colonisations», «La gente des ténèbres» et «À la mode moderne». Ceux-ci permettent de faire un tour pertinent des différentes facettes de la région.

Le livre plaira aux personnes qui s'intéressent à l'histoire de même qu'aux collectionneurs. «Mais aussi aux gens de la région pour que la culture traverse notre histoire», souhaite-t-il. Même qu'il aimerait que le livre serve dans les écoles pour les cours d'histoire afin de démontrer aux jeunes qu'il a fallu des gens pour développer le territoire et fonder des familles.

Avec ce livre, April a découvert un autre genre littéraire qu'il a même tenté puisqu'il lui a inspiré les contes du livre lancé l'automne dernier et intituléMéchantes menteries et vérités vraies. «Parce que j'ai rencontré Raymond Laroche à Chesterville. Il a une collection de photos et une mémoire phénoménale. J'ai alors découvert qu'il y avait une foule d'histoires qui n'ont pas été écrites, mais méritaient de l'être», a-t-il souligné.


Toujours en écriture
L'écrivain Jean-Pierre April a toujours un livre en chantier et quelques-uns prêts à être publiés. «J'ai plusieurs projets personnels qui n'ont pas vraiment de chances d'être publiés», croit-il. Parmi ceux-ci, notons un recueil de haïkus, mais avec sa touche personnelle, qu'il appelle avec humour des «haîkukus». Il écrit selon ses envies, étant bien conscient qu'il est de plus en plus difficile de se retrouver en dehors des courants populaires de littérature. «J'étais au Salon du livre de Québec auquel participaient 1250 écrivains. Il y en a de plus en plus et, au contraire, il y a de moins en moins de lecteurs», remarque-t-il.

Mais cela ne l'arrête pas. L'enseignant retraité est toujours habité par cette passion d'écriture. «Quand on écrit, on raconte quelque chose de significatif», apprécie-t-il.

On pourra le lire dès l'automne prochain puisqu'il publiera un roman intituléQuand j'étais. Le livre parle de son alter ego qui voit à la fois son avenir et sa mort. «Il y a de l'humour là-dedans malgré tout», annonce l'auteur.

Aussi, pour le début de 2017, un recueil de nouvelles sur le Centre-du-Québec sera sur les tablettes des librairies. Il viendra boucler la série de textes sur la région.

April se considère chanceux de pouvoir être publié. C'est pour lui l'aboutissement du processus. Une fois le livre disponible, c'est au lecteur de se l'approprier. «J'écris seul, le lecteur lit seul. Ce sont deux solitudes qui ne se rencontrent pas nécessairement», termine-t-il.

Source : L'Express