Un deuxième album plus « festif » pour William Sévigny

13 juin 2016

William Sévigny transpire le bonheur. Dans sa personnalité et sa conception du monde, tout passe par les plaisirs simples du quotidien et de l'émerveillement du monde extérieur. C'est ce qu'il a, ni plus ni moins, voulu transmettre dans son deuxième album.

L'écho, la brume, le vent est le fruit d'une année de travail pour l'auteur-compositeur-interprète princevillois. Il s'agit également d'un assemblage de trois mini-albums, lancés au fil des derniers mois.L'écho est sorti en juillet 2015, alors que La brume a suivi en novembre.

«Le titre a été le squelette de cet album. Ça a été super plaisant à construire. Comme il a été trouvé tôt dans le processus, les thèmes se tiennent; chaque section à sa propre couleur», a fait savoir l'artiste.

Si son premier opus, Né sur l'or, était plus introspectif et parsemé de balades à saveur folk, L'écho, la brume, le vent se veut à ses yeux festif. Le rock y prédomine et les mélodies accrocheuses incitent les auditeurs à bouger.

«C'est un album de trip de char où tu mets le volume dans le fond. Dans sa structure, j'ai joué entre la zone grise et la pop mainstream. Ce mélange me ressemble. La guitare est plus présente, avec beaucoup de changements de tempo», a indiqué l'ancien participant de La Voix.

La nature, son inspiration

L'écho, la brume, le vent est arrivé après un hiatus de près de quatre ans. Si l'attente a été longue, William Sévigny a confié qu'il a décidé de rapatrier son matériel dans la région.

Voyant l'occasion de repartir à zéro, il s'est plongé dans le processus d'écriture, où la nature lui a été d'une grande source d'inspiration. «Il y a de forts liens avec l'extérieur. En fait, tout l'album tourne autour de cet aspect. Les paysages des environs m'ont énormément influencé. On se sent tellement bien chez nous», a expliqué le musicien de 29 ans.

De plus, cette occasion lui a permis de créer sans pression, sans filtre. Tout au long de sa conception, le Princevillois a fait savoir que le tout s'est déroulé dans la complaisance et la bonne humeur.

«On a fait ça à la bonne franquette, juste pour le plaisir à l'état pur. Comme sur l'une de mes chansons, on a connecté quelques micros et enregistré avec l'énergie du moment, s'ajustant en cours de route», a expliqué l'auteur-compositeur-interprète à propos de la pièce Belle brune.

En tournée dans la province

Par ailleurs, c'est sur les planches des Francofolies que William Sévigny a lancé en grandes pompes L'écho, la brume, le vent, samedi dernier, à l'angle des rues De Bleury et Sainte-Catherine. «C'était plein! On a eu une belle réaction de la foule. J'espère que cela va nous ouvrir des portes», a-t-il raconté à propos de son expérience.

Cette prestation donnera le coup d'envoi à une série de spectacles un peu partout dans la province. Samedi prochain, il lancera de nouveau son disque, cette fois-ci à Espace Sophia à Sainte-Sophie-d'Halifax, sous une formule 6 à 8. Les convives présents recevront une copie physique de l'album.

Par la suite, il sera à Rimouski le 10 juillet à L'Agora du parc Beauséjour. Plus près d'ici, les artistes de la relève bénéficieront de ses conseils lors de la Foire, bière, bouffe et culture de Princeville, le jeudi 11 août.

«Humblement, je vais transmettre ce que j'ai appris. Je ne serai là que pour leur donner une tape dans le dos, tout en leur disant de s'amuser», a-t-il fait savoir.

Enfin, il planche présentement avec le Carré 150, où il est en résidence pour les prochains jours, un spectacle en formule trio. Il le présentera au cabaret Guy-Aubert, le 11 février 2017.

Source : La Nouvelle Union