Sortie de « Histoires centricoises » de Jean-Pierre April

9 mars 2017

Dans ses récentes publications, April a approfondi diverses réalités du Centre-du-Québec. Après l’anthologie Contes, légendes et récits du Centre-du-Québec, le roman d’autofiction Quand j’étais et le recueil de contes Méchantes menteries et vérités vraies, l’auteur continue d’explorer le passé et le présent de sa région d’adoption. Dans ce 18e livre, il associe plus que jamais la tragédie et l’humour, l’enfance et la maturité, la rivalité et l’amour dans un style dépouillé, mais coloré et toujours maîtrisé. Les personnages de Histoires centricoises sont issus de toutes les classes sociales.

Au Centre-du-Québec, des enfants connaissent des expériences déterminantes sur plusieurs aspects de la vie. En 1948, Pierrot assiste aux funérailles de sa grand-mère; il l’accompagne dans un « escalator d’or » qui les conduira au ciel. À Drummondville, en 1959, un écolier soupçonne son père d’avoir une relation sexuelle avec une mineure. En septembre 2001, un jeunot découvre l’effondrement du World Trade Center, dont chaque étage contient autant de gens que son village. En 2048, dans une forêt artificielle, un adulescent tente d’échapper à l’emprise de son père qui avait engagé plusieurs « mères professionnelles » pour l’élever. Des adultes vivent une sexualité tragique ou réjouissante. Un professeur de danse espionne des femmes qui se déshabillent. Un homme revoit sa première amoureuse; il l’avait abandonnée à la suite du grave accident qui l’avait handicapée. En pleine nature, un couple se livre à des ébats torrides avant de se quitter amicalement.

Jean-Pierre April, originaire de Rivière-du-Loup, est un ancien professeur de littérature au Cégep de Victoriaville. Il touche à divers genres pour ses publications : romans, nouvelles, essais, contes et slams. Après des romans d’anticipation sociale publiés dans les années 1980 et 1990, l’auteur explore aujourd’hui des facettes plus réalistes qui concernent sa région d’adoption, le Centre-du-Québec.