Les œuvres de Linda Vachon passent l'été au mont Arthabaska

1 juin 2017

L'artiste Linda Vachon expose tout l'été au bistro-bar le Mont au sommet du mont Arthabaska.
Pour la résidente de Saint-Louis-de-Blandford, il s'agit d'une excellente occasion de montrer son travail artistique. Elle a tout un pan de mur sur lequel elle fera varier, au cours de la saison estivale, les toiles, et ce, jusqu'au 27 août.
En ce moment, elle présente une série de six œuvres intitulée «Les solitudes». Inspiré des gens croisés dans des cafés, chaque toile représente un style bien particulier de consommateur. «Quand on va au café, on n'est pas toujours avec un ami. Il arrive qu'on soit seul», a-t-elle rappelé. Ainsi, faisant une espèce d'étude sociologique, elle a déterminé des types de personnes qui se retrouvent en ces lieux.
À cette collection, elle ajoutera des personnages pour que la série puisse vivre longtemps. Ces œuvres sont aussi plus colorées. Elle complète l'exposition avec six autres personnages pris dans sa collection régulière.
Linda travaille avec l'informatique, faisant ses dessins en numérique puis ajoutant, à l'impression, de la peinture, du dessin ou du collage. Le tout est ensuite marouflé sur «masonite», puis l'artiste fait des interventions pour donner un aspect imparfait à l'œuvre finale… «parce que rien n'est parfait», dira-t-elle. Tout cela a, pour l'artiste, un lien avec l'humain qui lui  aussi est imparfait. «Je veux que l'œuvre raconte une histoire», espère-t-elle.
Si Linda se considère comme une artiste rurale, cela ne l'empêche pas d'apprécier autant la ville que la campagne. «Je suis bipolaire là-dessus. J'aime le béton, les immeubles, les palissades qui vivent. C'est inspirant», confie-t-elle. D'ailleurs, elle a plusieurs sorties artistiques prévues du côté de Montréal dans les prochains mois.
Expo avec Armand Vaillancourt
Linda Vachon a aussi le privilège d'exposer avec Armand Vaillancourt à Plessisville. Un rêve pour tout artiste, dira-t-elle. Originaire de Princeville, l'artiste est bien fière d'avoir été choisie pour cette exposition à la Maison créative et rurale. Cela lui a donné la chance de rencontrer le grand artiste qui a gentiment accepté de voir ses œuvres aux côtés des siennes. «Je n'aurais jamais osé imaginer exposer à ses côtés», a-t-elle indiqué.
Pour elle, de côtoyer celui qu'elle considère comme un «monument» est un rêve réalisé. «Je l'ai vu travailler quand il a placé son installation. Il est impressionnant», ajoute-t-elle.
Cette exposition à Plessisville se poursuit jusqu'au 24 juin.
Linda est très heureuse de ces occasions d'exposition qui s'ouvrent à elle. Sortant tranquillement de l'ombre, elle croit que les planètes s'alignent, que les rencontres se font. Elle est bien entourée et se sent choyée d'avoir choisi de dédier tout son temps à son art… malgré les sacrifices que cela implique.

Source : La Nouvelle Union