L'Entre-choc : 30 ans de passion et de militantisme de la danse à Victoriaville

4 juin 2016

En 1986, le rêve de Marie-Hélène Carrier se réalise; l’École de danse l’Entre-Choc voit le jour. Trente ans plus tard, c’est au Carré 150, son «bébé» et cadeau d’anniversaire, que les 300 élèves de sa 30e cohorte se sont illustrés.

Assise en coulisse quelques minutes avant la présentation de son spectacle de hip-hop, la professeure et directrice pédagogique ne savait pas par où commencer pour récapituler trois décennies d’enseignement de la danse dans la communauté victoriavilloise. «Ça a été un long parcours, fertile et teinté de mille et une choses», a-t-elle fini par laisser entendre.

Il était difficile pour elle de cerner précisément des faits marquants de ses balbutiements jusqu’à aujourd’hui. Toutefois, elle se dit fière d’avoir choisi sa région pour être le berceau de sa vision. Tout au long de son parcours, les expériences et les connaissances acquises ont été en fonction de les faire croître dans son milieu. Pour elle, l’art de la danse ne doit pas être concentré dans les métropoles, mais briller à la grandeur de la province.

C’est pour cette raison, entre autres, qu’elle milite en vue de placer Victoriaville sur la carte en matière de création et de talent artistique. La représentation, en novembre dernier, de Casse-Noisette en compagnie du Ballet Ouest de Montréal, est un parmi les nombreux exemples qui lui sont venus en tête.

De plus, la formatrice en enseignement de la technique de jazz Simonson s’apprête à faire tourner les têtes en direction des Bois-Francs, puisque sa fondatrice, l’Américaine de renommée internationale Lynn Simonson, sera à Victoriaville en octobre pour une formation réunissant tous les professeurs de ce style au Québec.

«Avec le recul, l’école a été précurseure dans bien des domaines, mais j’ai toujours tiré les ficelles vers mon lieu, puisque j’y crois. Trente ans plus tard, mon discours n’a pas changé; j’y crois toujours», a-t-elle lancé.

Un spectacle à la hauteur de sa passion

Animée par une réelle passion pour son travail, Marie-Hélène Carrier a voulu célébrer l’arrivée du Carré 150, qu’elle considère comme un véritable cadeau, en intitulant sa production en hip-hop Blue Print Level.

Samedi, à la Salle des frères Lemaire, les spectateurs ont constaté l’hommage réalisé par l’Entre-Choc au centre de diffusion culturel. Les danseurs en ont mis plein la vue grâce à des chorégraphies rythmées.

D’ailleurs, sa première année en collaboration avec le Carré 150 n’est que le début d’une grande aventure. «Le futur est exaltant. Avec un endroit adapté, on veut devenir une plaque tournante dans le monde de la danse. On peut enfin entreprendre le travail qu’on avait mis en veilleuse», a-t-elle conclu.

La création d’E.C. Danse, une compagnie de danse contemporaine qui se prononce «ici», comme le lieu où elle a choisi de créer, n’est qu’une parcelle de ce qui attend l’Entre-Choc au cours des prochaines années. Beaucoup d’autres projets sont en branle, mais la directrice artistique a voulu garder le secret sur ce qu’elle trame.

Source : La Nouvelle Union