Andrée-Anne Laberge a le feu de la création

29 juin 2016

Ceux qui sont amis Facebook avec Andrée-Anne Laberge ont sûrement vu passer sur son fil ses nouvelles créations à l'encaustique qui représentent des maisons… en feu. Tout comme ses maisons, Andrée-Anne brûle d'inspiration et on aura l'occasion de le voir à quelques reprises au cours des prochains mois.

Revenue depuis quelques semaines de Provincetown au Massachusetts où elle a assisté (pour la troisième année consécutive) à la conférence sur l'encaustique, elle est gonflée à bloc, remplie de nouvelles idées à explorer avec son médium.

«J'ai présenté mes maisons en feu qui ont eu beaucoup de succès», explique-t-elle. Même qu'on lui a fait une proposition d'exposition pour l'an prochain en lien avec ces tableaux.

Pour Andrée-Anne, cette conférence lui donne la chance d'échanger avec d'autres artistes qui, comme elle, ont choisi l'encaustique. «C'est très inspirant. Il y a des ateliers techniques et des conférences très utiles pour le côté entrepreneur. On rencontre des gens qui viennent de partout à travers le monde», apprécie-t-elle.

Cela lui permet de voir ce qui se fait dans son domaine et, aussi, pourquoi pas se comparer à d'autres artistes. Et si ses maisons en feu ont eu autant de succès, c'est que personne d'autre ne travaille avec cette technique qui lui permet de rendre le feu avec justesse. «Mais la thématique fait également jaser», confie-t-elle.

Andrée-Anne explique que la création arrive souvent par des erreurs qui font faire de belles découvertes. «C'est la matière qui m'amène à explorer le thème et non le contraire», précise l'artiste.

Avec l'addition et la soustraction de couleur de cire, qui relève presque de la sculpture, elle est parvenue à des résultats ressemblant au feu. Ne lui restait qu'à ajouter la maison qui a une grande symbolique pour elle et le tour était joué. «Pour moi, la maison en feu est vide, abandonnée et a quelque chose de très poétique. Ça représente une transformation», précise-t-elle. On peut aussi voir que l'artiste a recommencé à utiliser le chalumeau pour son travail, en plus du fer à repasser habituel…

Une expo
Les gens auront la chance de voir ses œuvres en juillet. Le vernissage est prévu pour le 14 juillet et prendra la forme d'un 5 à 7 chez Resplend[éré] (situé au 11, rue Olivier à Victoriaville). Pour cette exposition, Andrée-Anne proposera une quinzaine d'œuvres et le tout se poursuivra au moins un mois. «Je vais présenter mon travail actuel. Des paysages semi-abstraits, des portraits, des villes et, bien entendu, des maisons en feu», annonce-t-elle.

Ensuite, c'est du côté du pavillon Arthabaska que ses œuvres s'installeront (le 22 août). D'ailleurs, on pourra la voir à cet endroit puisqu'elle y travaillera au cours de l'été. Une bonne façon pour l'artiste de sortir de son atelier et de sa solitude afin d'être avec les gens et s'inspirer.

Il y a maintenant cinq ans qu'Andrée-Anne a choisi l'art plutôt que l'enseignement. Une décision qu'elle ne regrette pas du tout aujourd'hui. «C'est ce que je fais de mieux et les gens répondent bien à ce que je leur propose. Pour demeurer créative et être heureuse, je dois toujours offrir du nouveau», croit-elle.

La beauté partout
On voit de plus en plus Andrée-Anne Laberge participer à des projets d'art urbain ou communautaire : dans la campagne des jonquilles de la Société canadienne du cancer ou encore en créant une murale sur le trottoir devant le parc Victoria (à laquelle les citoyens ont participé). Elle collabore également avec les Incroyables comestibles et d'ailleurs elle peindra en direct devant Tourisme Victoriaville et sa région les 7, 8 et 9 juillet. Elle invite d'ailleurs les gens à venir mettre leur touche au projet. «Je choisis des causes qui me touchent. Si je peux aider. En plus, je suis contente que les organisateurs pensent à l'art pour aller chercher des fonds», note-t-elle.

Source : La Nouvelle Union