Réaction de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois au budget du Québec 2018-2019

5 avril 2018

Pour l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), le budget du Québec 2018-2019 présente des aspects intéressants et valorisants pour la culture. On y parle d’un budget ministériel en augmentation de 11 % et d’un soutien de 509 millions $ pour les cinq années à venir.

L’UNEQ, membre de la coalition La culture, le cœur du Québec avait participé, sous l’égide de ce regroupement, à une manifestation devant l’Assemblée nationale le 14 février dernier pour demander une prise en compte significative des besoins du secteur. Aujourd’hui, l’UNEQ estime que cette augmentation est un juste retour envers une industrie qui n’a pas été épargnée par la politique d’austérité des dernières années.

Toutefois, dit l’UNEQ, de nombreuses mesures concrètes ne seront dévoilées que lors de la présentation du très attendu Plan d’action de la politique culturelle. Il est donc trop tôt pour que l’UNEQ puisse se réjouir pleinement pour le secteur du livre tant que l’impact de ces annonces sur le quotidien des écrivaines et des écrivains du Québec ne pourra être mesuré.

« Nous espérons vivement que les créateurs seront au cœur du Plan d’action du gouvernement. L’enjeu est de taille pour notre société. Il faut assurer un développement et une pérennité dans les financements accordés aux artistes et aux organismes culturels, ainsi qu’une valorisation de la lecture, la clé de tout apprentissage. Ce sont les conditions nécessaires à un projet de société basé sur la diversité et l’excellence en culture », souligne Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ.

Enfin, concernant l’application des taxes provinciales aux sociétés étrangères offrant en ligne des biens et services intangibles, l’UNEQ salue cette mesure qui fait du Québec la première province au pays à faire un pas vers l’équité fiscale dans le domaine de l’économie numérique. L’UNEQ, à l’instar de la Coalition pour la culture et les médias, demande à ce qu’une bonne partie des revenus additionnels ainsi récoltés par le gouvernement soit réinvestie dans la culture et les médias, et que le gouvernement prenne d’autres mesures afin de taxer les compagnies étrangères qui offrent des biens et services en ligne de l’extérieur du Québec.

 

Source: Union des écrivaines et des écrivains québécois