Le marché du livre numérique

Ce projet est une réalisation de

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Irina Gato, Responsable de la formation continue | Chargée de projet
Andréanne Blais, Directrice générale
Émile Joly, Responsable des projets et des communications

AUTEUR
Mike Lacroix | Chargé de projets marketing | De Marque

RÉVISION ET CORRECTION
Isabelle Gauvin

Le projet de l'Année du numérique est rendu possible grâce à la Mesure 21 inscrite
dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec.

Qu’est-ce que le livre numérique?

Le livre numérique est un livre… disponible en numérique.

Plus précisément, c’est un livre disponible en version numérique, sous forme de fichier, qui peut être téléchargé, stocké et lu sur tout appareil électronique qui en permet l’affichage et la lecture sur écran(1).

(1) Grand dictionnaire terminologique : http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8375423

Il peut être soit numérisé (créé à partir d’un livre papier) ou entièrement numérique, c’est-à-dire créé spécifiquement pour la lecture sur écran et intégrant des enrichissements (liens, son, vidéo, et ainsi de suite).

On l’appelle aussi livre électronique (épellation peu populaire) ou livrel (néologisme).

Le livre numérique provoque des bouleversements dans le monde de l’édition. Plusieurs personnes se posent la question pourquoi. On peut y faire un lien avec la nature-même du livre et sa transformation à l’ère du numérique.

Depuis que Gutenberg a inventé l’imprimante à caractères métalliques mobiles au 15e siècle, la méthode de création d’un livre n’a pas vraiment changé. Enfin, les technologies et processus d’impression ont changé et les systèmes de production sont largement différents, mais l’idée de base demeure toujours la même : on imprime sur du papier, on relie et on fait une couverture un peu plus rigide. C’est un produit culturel qui a été créé par passion, où l’auteur a mis plusieurs heures à concevoir une œuvre et où l’éditeur s’est impliqué avec des révisions et une direction.

Aujourd’hui, nous avons non seulement de nouvelles méthodes mais un nouveau médium qui bouscule notre compréhension d’un livre, de sa nature, de comment le faire, et comment le mettre dans les mains des lecteurs. Cette situation ébranle le milieu du livre, car le produit culturel doit s’allier au fait qu’il est aussi un produit numérique et le numérique avance beaucoup plus rapidement que le développement du produit culturel.

Par exemple :

●     En 1984, Apple lançait son premier ordinateur, le Macintosh 128k. Seulement 23 ans plus tard, Apple nous présentait le iPhone, une combinaison de téléphone portable et de mini ordinateur opérable au toucher.

●     En 1992, on observait les premières offres de branchement sur Internet. Ces connexions étaient filées par des branchements sur les lignes téléphoniques. En 2016, nous avons de l’Internet sans-fil (WiFi) dans des restaurants, des cafés, des bibliothèques, des centres d’achats, et même dans des quartiers gratuits. L’accès à Internet est facile et partout.

●     Encore, en 1992, le World Wide Web (la toile) tel que l’on le connaît aujourd’hui, fait son apparition. En 2010, on estime qu’il y a 2 milliards d’usagers du WWW.

En gros, l’industrie du livre vit des bouleversements à l’ère de l’instantanéité et se transforme pour réagir à ces changements. Ces changements sont non seulement rapides, mais ils provoquent des transformations profondes et de nouveaux modèles.

Les supports de lecture

On définit le support de lecture comme un appareil sur lequel on place le fichier d’un livre numérique pour y faire la lecture.

Les principaux supports de lecture sont les suivants :

Le lecteur électronique ou « liseuse »

Petit appareil portable en forme de tablette, muni d'un écran de visualisation, qui permet de stocker et de lire des livres numériques disponibles en téléchargement.

●     Ce sont des appareils principalement dédiés uniquement à la lecture; certains lecteurs aujourd’hui en font un peu plus que simplement la lecture (comme gérer ses courriels, naviguer sur le Web, et ainsi de suite).

●     L’affichage est par encre électronique, ou e-ink, une méthode d’affichage conçue pour reproduire l’effet du texte imprimé sur papier, mais sur un écran. L’écran n’est pas rétroéclairé, donc plus facile pour les yeux.

●     Les liseuses sont généralement un terminal de lecture fermé, commercialisés par des libraires ayant leur propre écosystème de vente, tels que Amazon et Kobo. Par exemple, un lecteur qui s’achète une liseuse Kindle d’Amazon peut faire ses achats directement de sa liseuse sur la librairie d’Amazon et les lire instantanément.

●     Les prix d’entrée sont accessibles.

La tablette électronique ou « tablette »

Petit appareil portatif en forme de tablette, dépourvu de clavier, ayant pour seule interface un écran tactile, qui offre de nombreuses possibilités de personnalisation, intègre plusieurs applications et permet l'accès à Internet, et dont les fonctionnalités se rapprochent souvent de l'ordinateur de bureau.

●     Il y a davantage de fonctionnalités avec une tablette qui agit plus comme un ordinateur. Contrairement à la liseuse, la tablette a des applications pour tout, incluant des applications de lecture.

●     Le lecteur a donc le choix d’application de lecture qu’il veut utiliser. Il n’est pas lié à un seul écosystème et peut choisir où acheter ses livres numériques et avec quelle application les lire.

●     Le lecteur a accès à des livres, mais aussi à des BDs et des magazines, ainsi que des livres numériques enrichis par des vidéos, de la musique et d’autres fonctionnalités interactives.

●     Les tablettes, par contre, sont coûteuses.

Le téléphone intelligent

Téléphone cellulaire qui, en plus d'offrir des fonctions téléphoniques, intègre un assistant numérique personnel qui le transforme en un outil de communication hybride capable de traiter et de transmettre par voie radioélectrique des données informatiques ou multimédias.

●     Les fonctionnalités du téléphone intelligent sont très près de la tablette.

●     Il rivalise la liseuse en termes de portabilité. Puisqu’il est conçu pour être mis dans une poche ou un sac, c’est l’appareil le plus facile à transporter.

●     Depuis que les écrans de ces téléphones s’agrandissent, on remarque une plus grande proportion de gens qui l’utilisent comme appareil de lecture. Un sondage réalisé en 2015 par Nielsen aux USA auprès de consommateurs de livres numériques a démontré que 54% d’entre eux disent utiliser parfois leur téléphone intelligent pour lire (en hausse de 24% par rapport en 2012). De plus, 14% de ces mêmes consommateurs disent lire principalement sur leurs téléphones intelligents, une tendance en hausse (était 9% en 2012).

L’ordinateur

Machine programmable de traitement de l'information, elle est commandée par des programmes stockés en mémoire qui accepte des données structurées, les traite selon des règles définies et produit automatiquement un résultat en sortie.

●     Comme les tablettes et les téléphones intelligents, il y a un grand éventail de possibilités et énormément de possibilités pour la lecture. C’est de loin l’appareil le plus flexible et configurable.

●     Par contre, il n’est pas adapté à la lecture. Ce n’est pas toujours agréable d’y lire.


Les formats de livres numériques

Les formats de livres numériques sont les types de fichiers qui sont traduisibles à la lecture par les différents supports de lecture.

EPUB

Le EPUB est le format normalisé et standardisé du livre numérique, soutenu par l’International Digital Publishing Forum (IDPF)(2), un organisme international qui veille aux standards pour le monde de l’édition numérique.

(2) http://idpf.org

●     C’est la norme de préférence pour liseuses et tablettes.

●     La création d’un fichier EPUB demande des logiciels avancés et des connaissances avec des langages hypertextes (HTML, XML, CSS).

●     Puisque le EPUB est principalement constitué de code, quelques grands libraires en ligne font des contrôles de qualité automatisés auprès des fichiers EPUB, afin de s’assurer que le code soit adéquat pour une bonne expérience de lecture pour le lecteur.

●     Il est possible de générer des EPUBS automatiquement d’un fichier de traitement de texte. Quelques logiciels offrent cette conversion, ou on utilise des logiciels tierces ou des services en ligne. On doit être soucieux du fait que ces fichiers pourraient potentiellement contenir des erreurs qui seraient détectées au contrôle de qualité.

●     Alors que le EPUB a été conçu pour les livres à texte, il permet aussi l’intégration d’images et de vidéos.

●     Le flux du texte se repagine pour s’adapter à la taille des appareils de lecture ainsi qu’aux préférences du lecteur. Sur cet exemple, lorsqu’on augmente la taille des caractères, le texte qui ne rentre plus sur la page passe à la page suivante.

 

epub

EPUB EN MISE EN PAGE FIXE

Cette version du EPUB est une déclinaison qui permet une mise en page immuable. Il est surtout utilisé pour les livres qui contiennent beaucoup d’images, comme une bande dessinée. Par contre, ce type de EPUB ne peut être consulté que sur les ordinateurs et les iPads.

 

EPUB AVEC ENRICHISSEMENTS

Ce type de EPUB peut contenir du contenu dynamique supplémentaire comme de la vidéo, de la musique, de la narration, des images en mouvement. Comme le EPUB Fixe, ce type de EPUB ne peut être consulté que sur les ordinateurs et les iPads.

PDF

Le PDF (Portable Document Format) est un langage de description de pages d’impression créé par Adobe en 1993. C’est un standard d’impression qui préserve la mise en forme d’un fichier – polices d'écritures, images, objets graphiques, etc. – telle qu'elle a été définie par son auteur, et cela quel que soit le logiciel, le système d'exploitation ou l'ordinateur utilisés pour l’imprimer ou le visualiser.

●     C’est le plus facile à produire. Tous les logiciels de conception de documents, que ce soit un traitement de texte (comme Word) ou un logiciel de mise en page (comme InDesign), offrent la possibilité de sauvegarder des documents en format PDF.

●     C’est un format connu dans le monde de l’édition, puisqu’il a été conçu pour être un standard d’impression. Ainsi, un livre imprimé a presque toujours un fichier PDF de produit à la base.

●     C’est un format qui supporte les contenus multimédias comme la vidéo, l’audio, des formulaires intégrés et des liens hypertextes.

●     Puisque la spécificité du PDF est de préserver la mise en forme peu importe l’application ou la plateforme, la lecture numérique peut être un peu plus difficile. Dans l’exemple suivant, on peut constater ce qui arrive lorsqu’on zoom dans un PDF. On perd une partie de la page. Il faut donc déplacer la page entière de gauche à droite pour tout voir.

pdf

Autres formats

Alors que le EPUB et le PDF sont les formats les plus ouverts et standards de l’édition numérique, il existe aussi d’autres formats. Parmi ces autres formats, on retrouve :

●     MOBI : Format de livre numérique très près du EPUB, propriété d’Amazon. Les livres numériques vendus chez Amazon sont de format MOBI.

●     IBOOK : Le format propriétaire d’Apple. La création d’un format IBOOK permet l’inclusion de beaucoup de contenus dynamiques, tel un EPUB avec enrichissements. Par ailleurs, les outils de création IBOOK sont faciles et agréables à l’utilisation. Par contre, les livres en format IBOOK ne peuvent être vendus qu’uniquement sur la librairie d’Apple.

EPUB OU PDF?

Lorsque vient le temps de produire son livre numérique à la vente, nous conseillons de convertir ses livres en EPUB ainsi qu’en PDF, question de maximiser le nombre de libraires et d’être accessible par le plus grand nombre de lecteurs possible.

Si vous devez faire un choix, gardez ces indications en tête :

EPUB

●     Idéal pour des ouvrages à texte qui contiennent pas (ou peu) d’images.

●     Nécessite une connaissance dans l’édition de code HTML et de feuilles de style de type CSS.

●     Peut être réalisé à l’aide d’un logiciel avancé, comme InDesign, ou peut être converti par des outils tiers.

●     Le EPUB doit atteindre un haut de niveau de qualité pour être vendu chez certains grands libraires.

●     Nous conseillons fortement de confier la création des formats EPUB à un expert.

PDF

●     Utilisez le PDF si vous avez une mise en page précise qui ne peut pas bouger (bande dessinée, livre d’art, graphisme léché), ou si votre objectif est de faciliter le transfert, le téléchargement et la consultation du fichier.

●     De nombreux outils sont disponibles pour la création de PDF. Il est possible de créer des PDFs à partir de son logiciel de traitement texte ou encore à partir de logiciels de création professionnels, tels InDesign ou QuarkXPress.

●     Si vous avez une version imprimée de votre livre, il est possible d’utiliser le fichier destiné à l’imprimeur (sans les lignes de coupe et autres marques d’impression).


La protection des livres numériques

Au tournant du XXIe siècle, la numérisation des contenus culturels, surtout au niveau de la musique et du cinéma, a connu des périodes de grands bouleversements. Les contenus sur les CDs ou DVDs étaient numériques, rendant la copie de ces contenus très facile. Avec Internet qui prenait de plus en plus d’envergure, et avec les vitesses de connexion devenant de plus en plus rapide, le piratage de ces contenus a connu une adoption massive auprès du grand public. Ce n’était plus que quelques cracks informatiques dans des réseaux obscurs qui pouvaient accéder à des contenus gratuitement. Les producteurs de contenus ont dû développer une solution pour protéger leurs œuvres.

Ces bouleversements ont accéléré la création et la vente de licences d’utilisation. Ainsi, lors de la transaction de produits culturels numériques, ce sont des licences d’utilisation qui sont achetées. Une licence est un certificat d’autorisation numérique qui permet l’achat du produit culturel selon certains critères déterminés par le détenteur de droits de l’œuvre.

Soyons clairs, il y a toujours eu des protections légales de droits pour les créateurs et producteurs de contenus culturels. Le numérique facilite leur application.

Le verrou numérique, ou « DRM »

Les droits de la licence sont appliqués via un verrou numérique, communément appelé « DRM » qui vient de l’acronyme anglais Digital Rights Management, qui est appliqué sur un fichier numérique.

●     Le DRM contient toutes les informations de la licence. Dans le cas du livre numérique, il s’attache au fichier du livre et gère son usage grâce à un système d’accès conditionnel encrypté.

●     Exemples de conditions d’utilisation :

○     Restreindre la lecture à une zone géographique

○     Restreindre la copie privée sur un certain nombre d’appareils

○     Rendre le fichier chronodégradable, qui attribue une « date d’expiration » au fichier, qui le rendra inaccessible une fois atteint (utilisé dans le contexte du prêt de livres numériques en bibliothèque)

○     Identifier et tatouer numériquement l’œuvre, pour faciliter le pistage de copies non autorisées

Il existe quelques formats différents de DRM. Adobe Digital Editions (ADE) est le système le plus répandu, utilisé autant par les libraires en ligne que par des bibliothèques. ADE est interopérable, signifiant que cette solution de verrou n’est pas liée à un seul support ou à une seule application de lecture. En fait, de nombreuses applications de lecture supportent ADE. Afin de s’authentifier et obtenir la permission d’accéder au fichier protégé, le lecteur doit se créer un compte Adobe. Cette étape de validation supplémentaire peut parfois être lourde pour le lecteur.

Il existe aussi d’autres formats de DRM, comme par exemple chez Apple et Amazon, qui ont leurs écosystèmes de distribution de livres fermés. Le DRM est appliqué de manière imperceptible pour le lecteur, qui n’a aucune autre étape de validation à faire entre l’achat et la lecture du livre numérique.

Plusieurs organismes et compagnies cherchent à développer des solutions de DRM interopérables beaucoup plus légères à l’usage pour les lecteurs tout en demeurant robustes pour les détenteurs de droits, comme par exemple Sony(3) et la fondation Readium(4).

(3) www.sonydadc.com
(4) www.readium.org

L’alternative : le filigrane

Le filigrane (aussi connu sous son appellation anglaise watermark) est une forme de protection qui peut s’appliquer tant au format PDF que EPUB. Il s’agit d’un court texte qui s’affiche sur la page couverture et aléatoirement sur certaines pages du livre numérique et qui contient généralement un numéro de licence, la date de l’achat et le nom de l’acheteur. Il demeure visible en permanence par toutes les personnes qui consultent le titre.

Le filigrane est la méthode la plus simple et sans tracas pour un lecteur d’avoir accès à un livre numérique. Le titre peut être utilisé à la discrétion du lecteur. Ce n’est pas une méthode de protection en soi, car le filigrane ne gère aucun système d’accès conditionnel. C’est davantage considéré un dissuasif au piratage.


Méthodes de lecture

Il y a deux méthodes principales qui existent pour la lecture de livres numériques.

Le téléchargement

La méthode la plus classique consiste à transmettre le fichier d’un livre numérique en entier vers un ordinateur ou un appareil de lecture qui sera stocké localement sur l’appareil.

●     On a besoin d’une connexion Internet pour effectuer le transfert, mais pas pour la lecture.

●     Tout le fichier doit être téléchargé au complet avant de pouvoir commencer la lecture.

●     Le téléchargement d’un fichier de la sorte peut nécessiter un processus d’authentification DRM lors de son ouverture.

●     Une fois téléchargé, aucune connexion Internet n’est nécessaire pour la lecture.

Lecture en continu

Cette méthode permet la diffusion d’un livre numérique vers une application de lecture, transmettant les pages du livre numérique au fur et à mesure que le lecteur consulte le titre.

●     Avec cette méthode, aucun fichier n’est téléchargé en permanence sur l’appareil du lecteur. L’appareil ne fait que recevoir un flux de diffusion provenant d’un serveur externe.

●     Un DRM est appliqué sur l’œuvre, mais le verrou est imperceptible pour le lecteur.

●     Nécessite une connexion Internet pour la lecture, puisque les données doivent être continuellement transmises.

●     On doit s’inscrire à un service de lecture en continu comme Kindle Unlimited (https ://www.amazon.ca/gp/kindle/ku/sign-up) ou Scribd (www.scribd.com). Il y a généralement une mensualité.

●     Certaines offres de prêt numérique en bibliothèque proposent la lecture en continu.


La chaîne du livre numérique

Voici une vision d’ensemble de la chaîne de la vente du livre numérique.

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●     L’auteur et l’éditeur déposent leurs livres dans un entrepôt numérique.

●     Un entrepôt numérique est un lieu sécurisé pour entreposer des fichiers de livres numériques. On y dépose tous les éléments en lien avec la commercialisation du livre (fichiers en divers formats, page couverture, métadonnées).

  •    L’entrepôt est branché à des distributeurs ou, parfois, peut aussi être un distributeur lui-même.

●     Le distributeur assure la diffusion des livres numériques vers des points de vente. Il assure que les ententes commerciales soient respectées et fournit aux libraires et revendeurs toute l’information nécessaire à l’indexation et la commercialisation des livres numériques.

●     L’agrégateur est une base de données sur les livres. Il cumule les informations sur les livres (papier et numérique) et transfère ses données chez les distributeurs, les libraires et les bibliothèques.

○     Parfois, un distributeur peut avoir son propre système d’agrégation.

●     Les libraires et revendeurs assurent l’aspect transactionnel des livres numériques aux lecteurs ainsi que la livraison finale du fichier, tout en respectant les conditions des licences émises par les éditeurs. Ils peuvent avoir des ventes ouvertes ou dans des écosystèmes de ventes fermés (ou les deux).

Et maintenant, une vision d’ensemble de la chaîne du prêt de livres numériques en bibliothèque.

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●     Les étapes initiales sont identiques à la chaîne de la vente.

●     Un libraire désireux de vendre aux bibliothèques doit se développer une offre institutionnelle. C’est l’éditeur qui détermine quels livres sont disponibles à la vente aux bibliothèques puisque les licences sont différentes.

●     Le service de prêt numérique permet à la bibliothèque de prêter des livres numériques à ses abonnés. Il gère aussi la licence d’utilisation du livre numérique (de l’achat au prêt) ainsi que l’interface d’utilisation et de découverte pour l’usager.

●     Pour acheter un livre numérique, la bibliothèque doit faire l’achat via son service de prêt numérique. Le service de prêt numérique est branché directement sur l’offre institutionnelle d’un (ou de plusieurs) libraire(s).

●     Le libraire conclut l’achat et confie la licence d’utilisation au service de prêt numérique.

●     Le service de prêt numérique rend le livre numérique disponible dans le catalogue numérique de la bibliothèque et gère le prêt de ce dernier.


Quelques conditions de succès

Les métadonnées

En 1998, Google avait indexé 26 millions de pages Web.

En 2000, Google indexait 1 milliard de pages Web.

En 2008, Google indexait 1 billion de pages - on parle de 1 000 000 000 000 de pages Web.

Et ça grandit toujours… Comment tirer son épingle du jeu pour être trouvé à travers toute cette information? Les métadonnées sont un point de départ essentiel.

Une métadonnée est une donnée qui sert à décrire une autre donnée, que le support soit papier ou numérique. Dans le contexte de la publication de livre, les métadonnées donneront toutes les informations qui correspondent à l’ADN du livre. Des métadonnées précises et complètes sont essentielles pour être trouvé et référé sur le Web.

Il est important de référencer correctement les publications auprès des libraires, des bibliothèques et autres institutions. Il faut toujours considérer que les lecteurs susceptibles de chercher un livre numérique sur Internet doivent pouvoir le trouver facilement et avoir accès aux mêmes informations que s’il était en librairie avec un livre papier entre les mains.

Concrètement, les métadonnées de vos livres numériques habilleront les pages-produits de ceux-ci sur les sites des libraires et des bibliothèques.

Le prix du livre

C’est toujours la plus grande question que l’on peut se poser lorsque vient le temps de mettre son livre numérique en vente. À quel prix devrais-je le vendre? Il n’y a pas de recette secrète pour s’assurer que le prix soit parfait, mais il y a de bonnes réflexions à y avoir.

Il y a deux visions pour le prix du livre :

●     Maintenir la valeur du produit culturel

●     Rester compétitif dans l’ère numérique

La vision « Maintenir la valeur du produit culturel » :

●     On vend le livre à un prix juste et respectueux.

●     On a tendance à ne pas mettre des prix trop bas de crainte de contribuer à la dévalorisation de la culture.

●     Il y a une perception que si le prix n’est pas cher, le produit n’est pas de bonne qualité.

La vision « Rester compétitif dans l’ère numérique »

●     Dans le livre papier, l’espace tablette en librairie est limitée et a une courte durée de vie. Dans le numérique, tous les livres y sont, tout le temps.

●     Dans l’espace numérique, le livre n’est pas le seul produit culturel avec si une grande disponibilité. On compétitionne donc avec des films à 4$, des chansons à 99 cents, de la télé en streaming et ainsi de suite.

●     On doit composer avec une perception du grand public que puisqu’un produit est numérique il entraîne nécessairement moins de coûts, alors il est meilleur marché.

●     Seuls les best-sellers et les auteurs célèbres se permettent de ne pas réduire leurs prix.

Stratégies de prix

Voici quelques guides pour vous aider à établir vos stratégies de prix :

●     Le 9,99$ d’Amazon est la référence de base.

●     Les éditeurs qui font dans le papier aussi vendent généralement 25% de moins en numérique qu’en papier.

○     Il est important à noter que le livre numérique n’est pas régi par loi 51.

●     Faites des promotions!

○     Les libraires en ligne font toujours des sélections de livres pour des fêtes et occasions annuelles (Noël, Halloween, Saint-Valentin).

○     Collez-vous sur des événements ou des faits d’actualité pour mettre certains de vos titres en valeur : rentrée scolaire, lectures estivales, événements politiques, et ainsi de suite.

●     Avez-vous des séries de livres? Faites des promotions sur le premier tome de votre série, ou offrez-le gratuitement. C’est une stratégie qui fonctionne bien dans le numérique.

●     Consultez et analysez vos données de ventes. Voyez quels titres marchent bien et à quel moment de l’année. Comparez avec les actions que vous avez prises.

●     Mais surtout : Essayez des stratégies et n’ayez pas peur de vous tromper. C’est seulement en prenant des chances que vous allez développer les formules de succès qui marchent pour vous.


Quelques enjeux de l’édition numérique

La suppression d’intervenants de la chaîne traditionnelle

Le passage du livre physique au livre virtuel sous-entend mécaniquement une désintermédiation, c’est-à-dire la suppression de certains intervenants de la chaîne traditionnelle du livre. Ou du moins, d’un changement du rôle de ceux-ci.

Le rôle du libraire

Dans le livre papier, le libraire agit comme point de contact avec le grand public sans lequel il n’y aurait pas de vitrine pour le consommateur pour acheter des livres. Maintenant, avec l’accès à des vitrines de vente sur Internet qui ne demandent aucune gestion d’inventaire, on se questionne sur le rôle du libraire pour vendre des livres. Sans compter que les maisons d’édition peuvent faire de la vente directe sur leur site Web.

Au niveau de la vente aux bibliothèques : est-ce que le libraire est nécessaire? Pour le prêt numérique, on observe des modèles dans le monde où les distributeurs vendent directement aux bibliothèques.

Présentement, la loi 51 protège le libraire dans la chaîne du livre papier, mais au niveau du numérique les questionnements grandissent, et la relation éditeurs-libraires est en questionnement.

Or, certaines avenues sont en réflexion pour le rôle du libraire. On réfléchit à la possibilité d’élargir son rôle et d’axer sur son caractère social. Est-ce que le libraire ne devrait pas devenir un lieu de rencontre et d’échanges, pour faciliter les rencontres, des conférences ?

L’aspect relationnel et de contact avec des personnes est essentiel pour les libraires. Les gens aiment pouvoir s’appuyer sur l’expertise d’un libraire pour des conseils ou des suggestions de livres.

L’édition traditionnelle ou auto-édition?

Le numérique apporte aussi des bouleversements à l’édition traditionnelle. L’accès à des outils de création de livres n’a jamais été aussi facile, ainsi va aussi pour la création de livres numériques. Les plateformes d’auto-édition ont fait leur apparition, permettant aux auteurs de prendre le contrôle de leurs œuvres et d’en gérer l’édition eux-mêmes. Le fait qu’il n’y a aucune gestion d’inventaire, aucune gestion de quantité d’impressions et que les outils de promotion disponibles en ligne (médias sociaux, infolettres) sont simples et facile à utiliser, il y a de bonnes raisons de vouloir le faire soi-même.

Édition traditionnelle, les avantages

●     Prestige : Pour qu’un manuscrit soit publié dans une maison d’édition traditionnelle, il faut normalement qu’il ait « survécu » à un rigoureux processus de sélection. L’ANEL prétend qu’environ 3% des manuscrits soumis aux maisons d’édition se retrouvent un jour sur les tablettes des librairies. On peut donc insinuer que les histoires qui traversent la ligne d’arrivée font partie de la crème de la crème.

●     Subventions, prix : Pour être admissibles à la plupart des programmes de subventions, mentorat, ou même pour espérer remporter un quelconque prix littéraire, vous devez normalement avoir publié chez un éditeur professionnel reconnu.

●     Aucun risque financier pour l’auteur.

●     Présence en librairie : Via des contrats avec des distributeurs et des ententes avec des points de vente, l’éditeur s’occupera de positionner vos livres sur des vitrines numériques.

Édition traditionnelle, les inconvénients

●     Courte espérance de vie : Chaque saison littéraire, de nombreuses nouveautés se bousculent aux portes des librairies, et les vieux stocks doivent partir. Si un livre de la saison passée ne s’est pas particulièrement démarqué en termes de ventes, il sera tassé pour faire de la place au nouveau bestseller.

●     Petites redevances : Environ 10% du prix détail est retourné à l’auteur.

●     Choix de la maison d’édition : Certaines maisons d’édition publient des bijoux, d’autres mettent la priorité sur la quantité, d’autres sont excellents pour la promotion alors que certains autres ne le sont pas. Faire attention avec qui on fait affaire.

Auto-édition, les avantages

●     Redevances intéressantes : Les livres numériques publiés directement sur des plateformes comme Amazon, Kobo, iBooks ou Google Play rapportent entre 35 % et 70 % de redevances à l’auteur.

●     L’auteur est entièrement responsable de son produit  : commercialisation, marketing, page couverture, etc.

●     L’auteur conserve 100% des droits.

●     Il est possible de profiter de la flexibilité du numérique  : facilité d’atteindre des marchés internationaux, pas d’impression de livres, pas d’expédition, pas d’entreposage, offre d’impression à la demande, etc.

Auto-édition, les inconvénients

●     C’est d’l’a job : Si votre désir c’est simplement écrire, ce n’est pas pour vous. Les auteurs qui s’autoéditent doivent s’acquitter de dizaines de tâches connexes à l’écriture, comme l’administration, le graphisme, le marketing et la gestion de personnel.

●     Mauvaise réputation de l’auto-édition : Ce marché dégouline d’amateurisme, tant dans l’écriture elle-même que dans la présentation visuelle des livres. On va vous juger avant d’avoir ouvert votre livre.

●     Ça coûte cher : Oui, belles redevances, mais tout de même dispendieux. Réviseurs, graphistes, conversion en formats de lecture, frais de services de distribution d’auto-édition(5).

(5) Lecture : Dominic Bellavance, Autoédition vs. Édition à compte d’auteur vs. Édition traditionnelle. https://www.dominicbellavance.com/autoedition-edition-a-compte-dauteur/
Quelques plateformes d’auto-édition :
www.blurb.ca
www.smashwords.com
www.librinova.com
Amazon Kindle Direct Publishing https://kdp.amazon.com/help?topicId=A2VHRJZXET0T

Le marketing sur les ressources numériques

Afin de bien saisir les différents éléments qui composent le marketing numérique, il faut bien éclaircir quelques concepts.

Moteur de recherche

Programme qui indexe le contenu de différentes ressources Internet, plus particulièrement de sites Web, et qui permet, à l'aide d'un navigateur Web, de rechercher de l'information selon différents paramètres, en se servant de mots-clés, ou par des requêtes en texte libre, et d'avoir accès à l'information ainsi trouvée. (Exemple : Google)

Réseau social

Média numérique basé sur les technologies du Web 2.0, qui vise à faciliter la création et le partage de contenu généré par les utilisateurs, la collaboration et l'interaction sociale. (Exemples : Facebook, Twitter, Instagram)

Engagement

Interaction d’un utilisateur avec un message sur un média social. Par exemple, cela peut représenter un partage, une mention «j’aime», un commentaire ou le fait de suivre un profil.

Portée organique

Représente le nombre total de personnes ayant vu vos publications par le biais d'une distribution non payante.

Portée payante

Correspond au nombre total de personnes ayant vu votre publication suite à une publicité.

Appel à l’action (Call-to-action)

Élément graphique ou textuel d’une publication qui vise à capter l'attention des internautes et qui les incite à cliquer sur un hyperlien associé à une action particulière.

Mots-Clics (Hashtags)

Mot ajouté à une publication, disponible sur certains médias sociaux, pour améliorer la découvrabilité du message. Il permet de consulter tous les messages partagés publiquement qui mentionnent ce même mot cliquable.

Pourquoi faire du marketing sur les réseaux sociaux?

Le célèbre marketeur numérique David Alston a dit : « Les médias sociaux peuvent constituer un canal d’engagement, une source de renseignements ou un réseau de distribution de contenu. Son aspect magique a toujours tourné autour de la découverte, de l’établissement et du maintien de relations. Les médias sociaux ont été très efficaces pour rappeler aux entreprises le pouvoir des relations. »

En permettant de recueillir des renseignements sur les publics et en favorisant l’engagement, les médias sociaux ouvrent aux auteurs de nouvelles avenues pour atteindre des lecteurs potentiels et faire croître leur notoriété, leurs relations et leurs ventes.

Le public y est :

●     93% de tous les internautes âgés de 16 à 64 ans sont présents sur les réseaux sociaux
●     37% de tous les internautes âgés de 16 à 64 ans suivent leurs marques préférées sur les réseaux sociaux
●     30 % de ces internautes ont fait des recherches sur les réseaux sociaux avant de faire un achat

Il y a donc un vaste public à atteindre — un public qui s’attache aux marques qu’il aime et qui veut en connaître davantage sur celles-ci.

(6) http://www.globalwebindex.net/blog/93-have-a-social-media-account
(7) http://www.globalwebindex.net/blog/trends-2016-social-commerce
(8) www.globalwebindex.net/blog/trends-2016-social-commerce

Quelques réflexions

Avant de vous aventurer dans le marketing sur les réseaux sociaux, vous devez prendre le temps d’avoir quelques réflexions.

VALORISEZ VOTRE MARQUE

Donnez une apparence uniforme de votre marque sur tous vos réseaux. Même logo, même photo d’auteur, même page couverture - on fait des changements sur un, on les fait partout.

Créez votre voix sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas vous qui parlez, mais votre marque. Prenez le temps d’y réfléchir pour définir le type de langage utilisé, le type d’éléments que vous désirez partager.

Si vous êtes sur un réseau social, animez-le! On va parler de plusieurs réseaux sociaux et vous serez peut-être peu enclins de vous inscrire à tous. Mais gardez en tête : si vous vous créez une présence sur un réseau, entretenez-le!

Créez des liens dans vos profils vers vos sites Web principaux et autres réseaux sociaux. Vous avez des boutiques en ligne pour acheter vos livres? Ajoutez-les!

Partagez, appréciez, commentez. Les réseaux sociaux ne sont pas des babillards : vous devez participer à l’animation de vos réseaux pour générer un intérêt.

PARTAGEZ VOS CONTENUS, CONNAISSANCES ET EXPERTISES

Partagez vos propres livres, extraits, billets, couverture médiatique, pages d’auteurs, et ainsi de suite. Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus la source première de nouvelles et de contenus.

N’ayez pas peur : testez divers types de messages. La formule se développe via essai et erreur.

On va souvent parler de la règle du « 1-2-3 » pour une animer un réseau social qui créera un public engagé et qui sera enclin à faire des achats. Pour chaque publicité ou call-to-action de vente sur un réseau social, on suggère d’avoir partagé 2 articles de son cru non liés avec la vente et 3 articles provenant de sources externes. En suivant cette formule, les gens qui vous suivent sur les médias sociaux n’auront pas l’impression que vous voulez simplement leur vendre des choses. Au contraire, vous avez quelque chose à leur offrir au-delà de vos produits.

LE MULTIMÉDIA, PHOTOS ET VIDÉOS

Les photos, vidéos et infographies améliorent considérablement la participation des internautes.

●     Les photos de profil peuvent multiplier par 11 le nombre de vues sur LinkedIn.

●     Les photos améliorent l’engagement du public sur Twitter de 313 %.

●     Sur Facebook, de tous les types de publications, les vidéos comportent le taux de rayonnement organique le plus élevé.

Les images peuvent être des couvertures de livres, des photos d’auteurs, des images de citations (sur une image de fond) ou des images contenus dans le livre.

LE BOUCHE-À-OREILLE NUMÉRIQUE

Planifiez un calendrier de publications et sur quels réseaux sociaux vous désirez partager vos billets et informations (incluant soirs et fin de semaine) — vous serez en mesure de constater quelles publications fonctionnent mieux et quand le moment est propice pour publier ; ceci vous permettra en retour de peaufiner vos planifications. Utilisez un outil comme www.buffer.com ou www.hootsuite.com

Suivez vos lecteurs. C’est toujours agréable pour un lecteur d’être suivi par un auteur ou une maison d’édition qu’il apprécie.

Retransmettez, aimez et appréciez des publications (qu’ils soient sur vous ou non !)

Répondez aux commentaires et favorisez les échanges. Un réseau social implique une proximité avec la maison d’édition ou l’auteur - on s’attend à une rétroaction.

DONNÉES SUR LES PUBLICS

À mesure que vous développez votre public sur les réseaux sociaux, vous pouvez également vous servir de ces médias pour obtenir des données de plus en plus révélatrices, et exclusives, sur vos publics.

Analysez votre public avec les outils des réseaux sociaux (ou avec un outil externe comme www.sumome.com)

Vérifiez quand et comment vos adeptes sont actifs, et ce qu’ils partagent. Puis améliorez leur engagement. Et recommencez!

LA PUBLICITÉ SUR LES MÉDIAS SOCIAUX

Lorsque les efforts organiques ont peu de chance d’étouffer le bruit de la concurrence, la publicité amplifie votre message de façon à ce que le public approprié vous entende bien. La publicité permet d’atteindre des publics plus qu’aucun autre média publicitaire ne peut le permettre. Ciblage fin : âge, sexe, localisation géographique, éducation, situation financière, mots-clics, appareils utilisés…

Adaptable selon tous les budgets, elle permet de tester des marchés qui sont plus difficiles à rejoindre.

Mais avant d’acheter de la publicité, établissez vos objectifs. Augmentez la sensibilisation de produits en vente ou en précommande, testez un public difficile à joindre, segmentez pour que votre livre atteigne un public précis. La clé ici est la spécificité et la granularité des attributs des consommateurs. Pour que la publicité soit efficace, elle doit s’adresser très précisément à un public très précis.

LES RÉSEAUX SOCIAUX

FACEBOOK

Facebook est le plus grand réseau social du monde. Il représente toutes les couches de la plupart des publics potentiels.

Facebook constitue pour les gens de partout dans le monde une source d’informations, de médias et de contenus. En raison de sa taille et de sa longévité, Facebook a, de tous les réseaux, la plus grande portée mondiale, comptant des utilisateurs aux caractéristiques démographiques et aux champs d’intérêt des plus divers.

Facebook se prête particulièrement bien aux efforts de valorisation organique de la marque, de sensibilisation aux ventes, d’événements et de publicité.

Quelques astuces

●     Les auteurs et les éditeurs devraient créer des pages de marques (pas des profils personnels).

●     Publiez régulièrement (1-2 fois par jour).

●     Participez aux discussions entourant les livres, les thèmes importants, ainsi que les histoires et événements pertinents.

●     Aimez/suivez les marques d’influence.

●     N’oubliez pas libraires, bibliothécaires, blogueurs, médias.

●     Partagez, commentez et aimez leurs contenus, et il est probable qu’ils fassent de même.

TWITTER

Twitter est un réseau mondial qui permet la communication par de courts messages de 140 caractères. Twitter se décrit comme un service qui « permet aux amis, aux familles et aux collègues d’échanger et de rester en contact grâce à l’envoi rapide et régulier de messages ». Les utilisateurs envoient des messages, des commentaires, des contenus multimédias (photos et vidéos) et des liens vers des contenus du Web.

Twitter est un réseau public où tout le monde, pas seulement les amis et les abonnés, a accès aux messages. Il est particulièrement utile pour atteindre une grande visibilité et permettre la découverte inattendue, l’engagement à l’égard des messages d’auteurs et d’éditeurs et leur amplification.

Twitter est particulièrement utile pour la conversation en temps réel, et il constitue une excellente source de données sur les personnes qui vous suivent ou réagissent à vos publications. Par l’accent qui y est mis sur le texte, Twitter a attiré de nombreux romanciers, auteurs d’ouvrages documentaires, journalistes et médias.

Les profils devraient comprendre les principaux titres/couvertures de livres, ainsi qu’un lien vers le site Web principal de l’éditeur ou de l’auteur.

Quelques astuces

●     Cycles d’interactions en temps réel, de courte vie. Restez actifs pour conserver votre pertinence.

●     Planifiez pas moins de 3 messages par jour.

●     Répondez à toute mention et engagez la conversation avec les autres utilisateurs.

●     Joignez des photos et des vidéos à vos messages pour améliorer l’engagement.

●     Mots-clics sont importants sur Twitter : utilisez des mots-clics pertinents et consultez la rubrique Tendances pour y découvrir des mots-clics qui pourraient être utiles.

INSTAGRAM

Instagram est une plateforme mondiale de partage de contenus visuels et un réseau social, propriété de Facebook. Les utilisateurs peuvent publier leurs photos et de courtes vidéos également sur Facebook et Twitter. Comme Facebook et Twitter, Instagram contient des mots-clics et permet d’étiqueter et de regrouper des photos.

Instagram est jeune, branché et chic. Il offre un taux élevé d’engagement par rapport à une marque, spécialement chez les jeunes, tant les adolescents que les jeunes adultes (moins de trente ans).

Quelques astuces

●     Plateforme de valorisation de la marque de l’auteur.

●     Soyez humains : il s’agit d’un endroit parfait pour permettre aux auteurs d’être eux-mêmes.

●     Valorisation de la verticale/de niche pour ceux qui publient dans des créneaux discrets.

●     La créativité et l’originalité sont toujours valorisées sur la plateforme.

●     Faites 3 à 5 publications par semaine.

●     Utilisez des mots-clics pour signaler des sujets connexes.

PINTEREST

Pinterest est une plateforme d’organisation et de partage populaire auprès des femmes et des bricoleurs adultes. Elle est largement utilisée pour partager des images et d’autres contenus visuels.

Les publications sont appelées des « épingles » et sont regroupées en « tableaux » thématiques. Parmi les domaines thématiques prisés, mentionnons les recettes, les publications didactiques pour des activités comme l’artisanat et la rénovation, ainsi que des tableaux inspirants pour la planification de mariage et pour d’autres événements et projets de décoration.

Les contenus littéraires et inspirés de livres sont plutôt populaires, en particulier les photos de citations de livres, de couvertures et de rayons de bibliothèques. Le réseau attire des lecteurs et des gens passionnés – des amateurs qui ont de l’influence en raison de leur grand intérêt pour un domaine donné et de leurs vastes connaissances dans ce domaine.

Les utilisateurs sont souvent à la recherche d’inspiration et d’instructions pour une vaste gamme d’arts et de passe-temps.

Quelques astuces

●     Organisez vos contenus et vos champs d’intérêt sur des tableaux thématiques.

●     Créez des tableaux thématiques autour de genres et de sujets clés.

●     Ajoutez des couvertures et des citations de livres.

●     Les images carrées et verticales (format portrait) sont les mieux adaptées à la plateforme.

●     Partagez des épingles provenant de tableaux d’autres utilisateurs.

●     Utilisez des mots-clics pour souligner d’autres sujets et thèmes pertinents.

GOODREADS

Goodreads est un important carrefour d’engagement et un graphe de connaissances sur lequel les auteurs devraient toujours se créer un profil bien garni. Amazon est propriétaire de Goodreads et reçoit des données de ce site. Des dizaines de millions d’usagers affluent sur Goodreads et utilisent ses services. Google explore Goodreads, qu’il considère comme un site qui fait autorité sur les auteurs et sur les livres. Bon pour la valorisation des auteurs et pour le référencement naturel, tant sur Amazon que sur Google, mais majoritairement anglophone.

BABELIO

Carrefour d’engagement similaire à Goodreads, mais pour les livres francophones. C’est un lieu où critiquer et suggérer des livres ainsi que leur attribuer des mots-clés, donc bon pour la valorisation des auteurs et pour le référencement naturel.

Il propose des liens pour acheter chez des libraires français. Ils offrent aux lecteurs francophones de partout dans le monde un lieu où critiquer des livres et leur attribuer des mots-clés, et où suggérer des recommandations de titres et d’auteurs semblables.